Recherche d'information

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1. Introduction

Un des aspects primordiaux dans la création d’une nouvelle activité, que ce soit économique ou non, est la recherche d’information. Cette recherche sur les produits et services, sur la concurrence, sur le marché global ou la niche, peut être obtenue via internet, via des cercles d’amis ou directement sur le terrain. Cette information est cruciale pour la prise de décision.

Autrefois, on pouvait manquer d’information. Aujourd’hui, à l’opposé, on peut crouler sous un excès d’information. Pour s’y retrouver, il faut définir quelques lignes directrices puis les suivre lors d’une recherche effectuée de manière plus systématique.

Lors de la création progressive d’un modèle d’affaires, on peut distinguer plusieurs niveaux de recherche. Dans une première dimension, d’information plus pérenne, c’est-à-dire dont la valeur dure plus longtemps, on trouvera :

  1. Un premier niveau d’approche globale, destiné à obtenir une meilleure vision d’ensemble, dans lequel les informations statistiques et théoriques auront leur place de choix, par exemple nombre de chômeurs à Genève ;
  2. Un deuxième niveau, d’approche orientée, constitué d’information plus spécifiques, plus proches d’une réalité concrète, généralement extraites de bases de données de faits concrets et actuels, tels que, par exemple, la liste des entreprises avec telle ou telle caractéristique ;
  3. Le troisième niveau, plus détaillé est celui de l’information moins structurée, mais beaucoup plus précise et proche de la réalité, généralement obtenue au cas par cas, que cela soit par Internet ou sur le terrain.

A ces trois niveaux d’information plus statiques (ou de plus grande longévité), on peut encore ajouter une deuxième dimension d’information passagère, dite dimension de veille, qui ont une grande valeur au début et retombent rapidement dans la banalité ; ce sont les nouvelles, les évènements, les lancements, les crises passagères, les rumeurs.

2. Un travail systématique

L’efficacité de la recherche d’information est fortement influencée par la systématique qui lui sera imprimée. Chacun devra déterminer sa propre systématique, en fonction de ses besoins. Cependant, la liste ci-dessous peut servir de base pour l’établir :

  • Marché global: statistiques
  • Niche élargie: annuaires
  • Niche restreinte : annuaires, sondages, observation de terrain, démarchage prospectif
  • Concurrence : annuaires, sites d’idées, annuaires, sites spécifiques d’entreprise
  • Produits et services : revues spécialisées, veille, réseaux sociaux, blogs…

3. Statistiques

Les informations statistiques sont très utiles pour obtenir une idée du contexte et d’un marché global. Cependant, il faut toujours être très prudent au moment d’en tirer des conclusions, telles que « Si je vends pour CHF 100.- à seulement 1% des personnes actives de la Suisse (1% c’est vraiment peu pour mon invention géniale…), cela représente environ 35'000 clients, donc un chiffre d’affaires de CHF 3'500'000.- ».

En revanche, elles peuvent fournir des pistes de réflexion, des orientations sur les raisonnements à ne pas suivre et surtout déterminer les contours des recherches suivantes.

Quelques-unes des pistes d’obtention d’information statistique sont :

Fédérales : www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index.html ou www.statistique.admin.ch/

Une mine d’information statistique sur les thèmes suivants : Population; Espace, environnement; Travail, rémunération; Economie nationale; Prix; Industrie, services; Agriculture, sylviculture; Energie; Construction, logement; Tourisme; Mobilité et transports; Banques, assurances; Protection sociale; Santé; Education, science; Culture, médias, société de l’information, sport; Politique; Finances publiques; Criminalité, droit pénal; Situation économique et sociale de la population; Développement durable;

On trouve aussi un outil intéressant de construction online des tableaux que l’on désire, concernant le chômage, par le lien :

http://www.amstat.ch/MicroStrategy/servlet/mstrWeb?Server=WWW.AMSTAT.CH&Project=Amstat+%28Produktion%29&Port=0&evt=3002&src=mstrWeb.3002&pwd=&uid=fr

Cantonales (GE) : www.ge.ch/statistique/

Les mêmes domaines, mais axés sur le canton de Genève. On y trouve des rapports, des graphiques, des cartes et des fichiers Excel qui peuvent être téléchargés.

Cantonales (VD) : www.scris.vd.ch/

Comme il fallait s’y attendre, le canton de Vaud a aussi les mêmes 21 domaines d’information statistiques. De plus, le canton de Vaud a mis en place un sympathique « Atlas statistique » donnant une bonne vision des ensembles et surtout des concentrations, toujours en relation avec les indicateurs des thèmes traités dans les 21 domaines. L’accès direct est : http://www.cartostat.vd.ch/

Autres statistiques

D’autres possibilités d’obtention d’information statistique  plus spécifiques peuvent être obtenues via des sites Internet spécialisés (p.ex. Recettes publicitaires en Suisse : http://www.statistiqueenpublicite.ch/index.php?pid=54), ou encore en allant consulter directement des organisations du commerce et de l’industrie, des fédérations patronales ou encore professionnelles.

Une autre possibilité est de commencer à les calculer soi-même en se basant sur le nombre de registres, répondant à des critères que vous définissez,  trouvés dans des annuaires (voir plus loin).

Par exemple, en effectuant quelques recherches sur le site des pages jaunes,  (http://yellow.local.ch), il vous sera possible de trouver 264 fiduciaires à Lausanne, pour 126'000 habitants et 578 à Genève-ville, pour une population de 178'000 habitants, soit une densité de 55% en plus de fiduciaires à Genève qu’à Lausanne.

4. Annuaires

Les annuaires d’entreprises commencent à devenir indispensables à partir du deuxième niveau de recherche d’information, lors de l’exercice de la détermination du potentiel de la niche sélectionnée et lors de la préparation de la recherche sur le terrain.

Bien qu’il existe des annuaires sur les personnes physiques (les pages blanches de Directories, par exemple), ils ne fournissent généralement pas assez d’information pour que cela vaille la peine de trop s’y attarder.

En revanche les annuaires d’entreprises sont de précieuses mines d’information, surtout en utilisant correctement leurs méthodes de classification.

Mais attention, alors que certaines bases de données sont relativement bien à jour, (parce qu’elles ont un modèle d’affaires qui paient largement les efforts d’actualisation), d’autres peuvent souffrir d’une dégradation relativement rapide au fil des ans. Par exemple, le canton de Genève « perd » chaque année environ 8% de ses entreprises et en « gagne » aussi environ 8% de nouvelles. Il faut prendre en compte que les informations du Canton étant acquises par différentes bases de données qui ne sont pas actualisées en même temps. Certaines ne sont actualisées que tous les 2 ans ! Donc la morale de l’histoire est simple : vérifiez les informations et arrondissez vos calculs.

Les principaux annuaires d’entreprises à votre disposition, mais pas toujours gratuits sont :

Registre(s) du commerce : www.zefix.ch

Zefix est l’index central des raisons de commerce, réunissant les informations de tous les registres cantonaux du commerce. Il permet de faire des recherches par bout de nom d’entreprise (p.ex. boulangerie). Il permet aussi d’appliquer des restrictions, lors des recherches, pour les limiter à une commune ou encore une forme juridique.

Il donne aussi accès, par lien, aux divers registres cantonaux du commerce, qui sont souvent légèrement différents, mais parfois plus flexibles.

Par exemple, on pourra sur ceux de Genève et Vaud, rechercher toutes les organisations qui ont une forme juridique de coopérative (recherche avancée), pour les communes de Genève et Lausanne, respectivement 161 et 111.

Registre des entreprises : http://reg.ge.ch/

Toutes les entreprises ne sont obligées de s’inscrire au registre du commerce, ce qui peut en soustraire un bon nombre des recherches au RC, principalement lorsque l’on cherche des organisations peu ou non lucratives.

Un contournement possible, mais nettement moins efficace en termes de critères de recherche est le registre des entreprises et établissements. Par contre, on y trouvera des informations précieuses, qui n’existent pas au RC, telles un mail, des numéros de téléphone, le nombre de postes à plein temps et le secteur d’activités selon la classification NOGA 2008[1].

Si les fonctionnalités de recherche sont très limitées, il est en revanche possible de commander des listes, à tarif relativement raisonnable (Confection de listes sur mesure, 20 centimes par adresse jusqu'à 1000 adresses, mais au minimum 50,- CHF, et 10 centimes par adresse dès la 1001e adresse), avec la possibilité de formuler des critères beaucoup mieux définis.

Directories : http://yellow.local.ch/fr/

C’est la version électronique des fameuses pages jaunes de nos anciens bottins téléphoniques. Cet annuaire a quelques avantages, tels que la mise à jour permanente des informations, parmi les plus rapides de tous les autres, mais aussi quelques inconvénients, tels que le manque d’information sur la taille, ou le numéro du RC et le secteur d’activités économiques selon la classification NOGA. 

Leur classification par rubrique est un excellent outil de recherche, lorsque combiné avec une localité, un district ou un canton. Il faut cependant faire attention car la classification en catégories n’est pas toujours évidente, celles-ci étant choisies par les propres abonnés. Par exemple, on pourra y retrouver la même entreprise sous les rubriques de comptabilité, animaux domestiques et articles pour animaux…

L’extraction de listes n’est malheureusement pas possible. Directories vendait auparavant l’annuaire sur CD, avec de bonnes possibilités de création de listes, mais ce service a été suspendu.

Gate 24 : http://www.gate24.ch/fr/Main.aspx

Gate 24 est un autre annuaire d’entreprises, très semblable aux pages jaunes, avec une catégorisation un peu plus hiérarchique et la possibilité de cocher les entreprises qui vous intéressent (retenir) et ensuite de les retrouver dans la liste de vos « favoris », plus facilement « copiable » sur Word ou Excel.

WikiJob : www.wikijob.ch

WikiJob est, à l’origine, un annuaire spécial qui a été construit pour permettre à des équipes de différents services publics de partager et gérer, de forme collaborative,  des informations de prospection de stages et places d’apprentissage auprès des entreprises romandes. Les données de certains cantons sont un peu anciennes, alors que d’autres (Neuchâtel) ont été actualisées récemment.

Un avantage : c’est une recherche simple par mots-clés qui ira analyser autant le secteur d’activités économiques, selon la classification NOGA 2008, que la définition du but de l’entreprise, enregistré au RC.

On peut s’y inscrire et ensuite extraire des listes plus grandes ou encore aller sur la version professionnelle, où les possibilités de recherche sont plus étendues.

Swissfirms : www.swissfirms.ch

Swissfirms est la base de données d’entreprises des Chambres de commerce de Suisse, avec des informations généralement très complètes sur les 15'000 entreprises qui y figurent. Elles peuvent être achetées, mais le tarif n’est pas des plus économiques pour une simple étude de marché.

Les recherches sont très complètes, incluant le secteur d’activités économiques. En revanche, il faut ouvrir une fiche après l’autre pour avoir toutes les données.

Kompass : http://fr.kompass.com

Une base de données extrêmement bien fournie, avec plus de 3'000'000 d’entreprises dans le monde, avec accès aux informations générales des entreprises, recherche par catégories, pays, régions.

Par contre, l’accès aux informations plus fines, telles que les dirigeants et données financières coute 1.50 euros par fiche.

Faîtières, associations professionnelles,...

Une autre possibilité de trouver des listes d’entreprises dans des secteurs bien spécifiques et par le biais des associations ou faîtières qui les regroupent.

Par exemple, il est possible d’accéder aux listes des membres de l’Union professionnelle suisse de l'automobile ou de l’USPI Vaud ou encore à celles de la Fédération Neuchâteloise des entrepreneurs ou de la Fédération patronale des EMS vaudois.

Une recherche par "liste des membres" sur Google, limitée à la Suisse peut fournir un certain nombre de pistes.



[1] Voir le chapitre sur les classifications

5. Et ensuite ?

Trouver des adresses mail ou postales, c’est bien, mais ce n’est pas tout. Les informations de plus grande valeur viendront probablement du terrain.

Pour les obtenir, rien de tel qu’un sondage, fait par Internet, utilisant des outils tels que Google Forms, ou directement par visite personnelle.

Pour trouver des informations sur le potentiel de personnes physiques à être intéressées par votre prestation, il vous faudra souvent passer par des intermédiaires, entreprises dans une position de point commun entre elles.

Par exemple, si vous désirez lancer un nouveau service de promenade de chiens, dans une zone géographique, allez discuter avec les vétérinaires ou vendeurs de nourriture canine, pour estimer la taille de ce marché local.

Persévérance, ingéniosité et patience seront les clés du succès de vos recherches.

6. La veille des informations éphémères

L’approche et les outils pour cette deuxième dimension d’information est sensiblement différente de la première. La veille est un mécanisme d’écoute permanente et active d’information susceptible de vous aider dans vos remises en question, confirmations de ligne de conduite et perception des opportunités.

Google et d’autres outils peuvent vous aider dans cette veille.

Alertes Google

Si vous êtes las de faire toujours les mêmes recherches sur Google, alors le mécanisme (version Beta) peut vous faciliter la vie :

Allez simplement sur le site, spécifier la recherche, l’intervalle et votre adresse mail. Vous aurez un premier mail de demande de confirmation, puis des nouvelles fraiches chaque jour ou semaine, selon votre choix.

 

Les réseaux

Les réseaux sociaux, Viadeo, LinkedIn, Facebook, Twitter peuvent vous aider non seulement à savoir ce qui se passe dans le contexte, mais aussi à augmenter votre visibilité.  Cependant, il faut savoir que la relation consommateur/fournisseur ou client/vendeur est parfois biaisée sur les réseaux. Regardez attentivement et essayez de distinguer si les informations sont conformes à la réalité. Attention, ces canaux d’information sont bilatéraux et une erreur peut être vite commise et difficilement corrigeable, donc votre potentiel concurrent saura sûrement ce que vous faites.

Les questions que vous pouvez vous poser et en chercher des réponses sont :

  • Que fait votre concurrence? Quoi, Quand, avec qui?
  • Qui sont les suiveurs et puis-je les intéresser?
  • A quel niveau mes concurrents sont-ils ancrés sur la toile?
  • De quoi parle-t-on, sur votre réseau ? Quelles sont les pages visitées par votre réseau? Où se situe le marché ? (géolocalisation).
  • Publication de votre sondage sur vos réseaux.
  • Quelles sont les hashtags (#) de votre marché ou de votre clientèle ?

 

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